The Buttshakers


Emmenés par la voix envoûtante et l’énergie féline de la séduisante et charismatique riot girl Ciara Thompson, les Buttshakers continuent de creuser les sillons du rythm’n blues et de la soul chaude et rageuse qu’ils affectionnent tant. On pourra retrouver les influences évidentes que sont Charles Bradley, Sharon Jones, Etta James, Marvin Gaye tout au long de ce nouvel album qui fait appel corps et âmes à la déesse Motown.

Débordants d’une énergie contagieuse, « les remueurs de popotins » sont capables d’enflammer tant les rockeurs que les jazzmen ou les mods et tout simplement les amateurs de soul moite de fièvre et de danse.

Sur leur précédent album, Sweet Rewards, The Buttshakers offraient un éclairage doux sur la face romantique de la soul. Avec Arcadia, le derier album tout juste sorti, ils en explorent sa face consciente, celle qui, aux grandes heures des 70’s brillait grâce aux albums de Gil Scott-Heron, Marvin Gaye ou Curtis Mayfield.

L’artistique influencé par les événements politiques et sociaux. Le fond qui rencontre la forme dans une soul viscérale, brute et pourtant regorgeant de finesse et de délicatesse.

Si l’arrangement trop travaillé doit tuer l’intention première, alors The Buttshakers ont su, d’un habile mouvement de bassin éviter de diluer leurs intentions dans des couches de production, préférant toujours se trouver au plus près de la source musicale pour en garder le feu et le grain. Celle d’un groupe qui organise des passerelles entre sa soul, ses racines musicales et ses bourgeons. Le blues, le rhythm and blues, le funk.

Oubliant les automatismes de compositions qui sont les leurs depuis une décennie, ils ont fait d’Arcadia leur album le plus abouti en termes de compositions et d’écriture, chaque membre du groupe ayant eu la possibilité de faire valoir ses idées.

Sombre et pourtant lumineux, Arcadia reste fidèle à l’esprit de la soul : l’espoir dans la mélancolie même quand la fêlure est installée, l’assurance que du chaos sortira le meilleur. Fidèle aussi aux principes fondateurs du groupe depuis toujours, le socle sur lequel il s’est construit sur disques comme sur scène : faire lever le public, allumer en lui cette furieuse envie de danser.

Ciara Thompson (chant), Sylvain Lorens (guitare), Josselin Soutrenon (batterie), Jean Joly (basse), Léo Ouillon (saxophone), Franck Boyron (trombone), Gaël Marguin (régie son)







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